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La grande traversée

Cette page décrit la 3ième traversée organisée par Grand Largue d'Octobre 2014 à juillet 2015. Pour être plus simple à lire dans le temps, le haut de page représente le récit de la dernière étape.

 

De Port Saint Louis à Cadix, du 11 au 31 Octobre 2014

Samedi 11 Octobre : çà commence fort !

Le TGV arrive à Avignon avec 10 minutes de retard, et le bus pour Arles n’attend pas. Avec la contrainte de l'autre correspondance pour port Saint Louis, nous arrivons Catherine et moi sur ID'Horta avec 4 heures de retard et 3 Km à pied... mais des pizza encore chaudes.

 

Dimanche 12 Octobre : Pas question de partir

Le vent force 9-10 nous interdit toute véléité de départ, on termine l'inventaire, on range, on apprend à mieux se connaitre avant d'affronter les éléments, qui s'annoncent certes plus cléments, mais pas joyeux pour autant.

 

Lundi 13 Octobre : C'est parti

[JPG] Transat_2014_A_01

Un vent de 20 à 25 Nœuds nous porte et nous permet de prendre la direction de la frontière espagnole. Après quelques heures, les eaux grises portées par le Rhône font place à une eau bleu, mais çà ne dure pas, la nuit approche, l'eau noircit et le vent monte ... jusqu'à 35 nœuds. Cette mise en condition est musclée et pour certains, les quarts de nuit ont été difficile à prendre. Le vent baisse, et c'est au moteur que nous arrivons au lever du jour dans le port de Collioure, ou une demi-journée de repos nous attend.

 

Mardi 14 Octobre : Cap au sud

Nous partons pour une étape de 150 miles qui va[JPG] Transat_2014_A_02

nous mener  Majorque en une trentaine d'heure. Le vent s'amuse comme un fou, tantôt 25 nœuds, tantôt il nous oblige à faire parler le gasoil. Nous choisissons d'atterrir à Porto Soller, une petite crique de la côte nord ou nous mouillons jeudi vers 1h du matin. Au réveil, nous voyons sortir un superbe 3 mâts de ce petit port, en plein soleil.

 

Jeudi 15 Octobre : On continue de tailler la route

Comme on ne sait jamais ce qui nous attend après, et que nous devons être à Cadix à une date fixée, on repart un peu avant midi, direction Ibiza avec entre 20 et 25 nœuds. Ce sera donc la 4ième navigation de nuit depuis notre départ, et nous n'avons toujours pas mis pied à terre. Le vent vient du sud-ouest, juste plein nez, nous faisons donc environ 2 fois la route directe, tantôt à la voile, tantôt en utilisant les services Volvo, mais nous en avons maintenant l'habitude. Nous restons en extase pendant plus d'une heure devant un coucher de soleil qui n'en finit pas de nous dispenser ses couleurs chaudes. Nous arrivons à Ibiza vendredi en début d'après midi, sous un ciel bleu, au calme, au port !!
On se pose, on mange un vrai repas, on se lave, on lave, on range, puis on part pour une petite visite de la colline et ses remparts. A la redescente, on fuit les restaus à touristes (on se croirait rue Mercière) et on trouve un bar local qui nous sert une sangria et ses tapas, un délice!

 

Samedi 18 octobre : Le lagon bleu

C'est au moteur que Guy nous emmène jusqu'au lagon de Fromentera. Un véritable paradis (l'eau y est d'ailleurs d'une clarté céleste). Baignade pour rejoindre la plage de sable blanc. A l'apéro, des sars gros comme çà se jettent sur les peaux de saucisson. Après la sieste, on repart dans la pétole direction Carthagène. Nous y arriverons le lendemain soir et jetterons l'ancre dans l'anse El Portus à environ 5 miles à l'ouest. Même au mouillage, le vent reste fort dans la soirée, mais il faiblit dans la nuit.

 

Lundi 20 octobre : Atterrissage dans la nuit noire

Nous partons, en principe pour Almeria, mais retenons finalement de mouiller pour mieux dormir. L'atterrissage se fera dans la Cala San Pedro, dans une nuit noir (c'est la nouvelle lune). Tous les sens sont en éveil et les tous les instruments sont mis au service de cette manœuvre : sondeur et GPS principalement ! Au réveil, le rêve : cette crique n'est accessible que par la mer, elle ne comporte que 3 cabanes de pêcheur et un vieux fort en ruine. Il n'y a pas un souffle de vent, la baignade du matin s'impose.

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Mardi 21 octobre : Une marina aussi peu chère qu'agréable

Après une navigation tranquille pour rejoindre Almérimar (Marina d'Almeria) de nuit, on est acvcueuilli par la capitainerie qui nous trouve une belle place. Après une bonne nuit de sommeil, on fait un assez gros ravitaillement au supermarché, ou nous trouvons des tentacules de calmars (cuisinées en ragout) et crevettes (sautées à l'ail et gingembre) dont nous nous régalons. On a été très surpris par un prix très bas de la nuit dans ce lieux agréable.

 

Mercredi 22 octobre : bobôôôôô

Aïe aîe aîe, en quittant le quai, c'est l'accident : je suis à la barre mais l'aussière que je viens de larguer est entourée autour de l'anneau à quai et résiste, je tire, et elle vient trop vite. Boum la tête contre l'entrée du carré. Je me relève un peu sonné, et reprend la barre. Guy me dit que je saigne du crâne et prend la barre. Que fait-on : demi tour et toubib ou on roule ... je décide : même pas mal, on roule. Plus loin quand j'ai vu la photo de mon crâne (envoyée à Jojo pour diagnostic) je me dis que çà aurait sans doute mérité 5 ou 6 points, mais bon, Notre ami ex-coiffeur dégage les cheveux autour de la plaie. Sainte bétadine, priez pour moi dit la compresse, et nous voilà parti pour Benalmedina, la marina de Malaga ou nous arrivons le lendemain après l'habituel yoyo entre vent et moteur.

 

Jeudi 23 octobre : Gaudi...sneyland

[JPG] Transat_2014_A_04A Benalmedina nous découvrons cette architecture pâtissière issue d'architectes inspirés sans doute autant par Disney que Gaudi. Sur un plan fonctionnel, et pour attirer le touriste, c'est bien organisé, mais visuellement, çà reste un peu lourdaud. Sur les conseils d'André, on ira faire visiter la plaie du crane par le centre de soin local. Ils ne feront pas de points, c'est trop tard, çà se fait au  maximum 6h après l'accident, mais la plaie est saine! Les palmiers regorgent de nids de peruches qui se régalent au sol des dates .

 

Vendredi 24 octobre : Direction le rocher

[JPG] Transat_2014_A_05Pour varier les plaisir, on passe de la voile au diesel et réciproquement plusieurs fois. D'un coup le moteur ralentit, vite on débraye, et Alexandre plonge pour retirer 10m2 de filet dans l'hélice. Coincé par l'échelle de bain, on le ramènera au port pour ne pas piéger un autre bateau. La mer commence à avoir des aspects bizarres, on dirait qu'il y a des bandes de vent et quand on y entre, il y a bien les vagues mais pas de vent : on s'approche des zones de conflit de courants liés à la proximité du détroit. Nous y arrivons à la tombée du jour, au[JPG] Transat_2014_A_06 milieu d'une vingtaine de bateaux qui attendent. Le rocher à contre jour nous présente sa casquette de nuage. Nous passons la pointe. L'appel des ports par VHF est infructueux, nous allons donc mouiller dans la zone espagnole. En passant dans l'axe de la piste un avion approche. Viiiiiiiiite un demi-tour, il est très bas !!! ... On mouille de nuit comme une dizaine d'autres, proche de la plage.

 

Samedi 25 octobre : Les singes

[JPG] Transat_2014_A_07Le lendemain matin, vu de l'autre côté, le rocher a un aspect très différent, mais toujours sa casquette. Des places de port côté Gibraltar se sont libérées, on en prend une. On monte à Pied ou avec la ficelle ?? : Ce sera la ficelle !!! En plus il y a le wifi dans la cabine :-):-):-) Catherine en profite pour faire un petit appel vidéo à son fils par Skype... une vraie geek ! D'en haut la vue est belle et les singes sont nombreux. On redescend à pied. En dehors du caillou, Gibraltar, n'a véritablement aucun intérêt !

 

Dimanche 26 octobre : le détroit sous spi

Qui a dit que le détroit était difficile à passer ??? C’est pas nous, c'est pas nous !!! Comme une lettre à la poste, grand largue sous spi avec le courant :-):-):-). Quand le vent est monté, on a quand même affalé les 100m2 et déroulé le génois. Quel bonheur ... A gauche l'Afrique, à droite l'Europe, en plus on change d'océan, les embruns sont de moins en moins salés. Un petit mouillage déjeuner et on file vers le port de Barbate, juste au dessous de Trafalgar. Après avoir navigué assez vite, on approche du but et on raccourcit les étapes. En buvant notre bière au bar, on passe notre temps a s'auto gifler pour lutter contre la nuée de moustiques.

 

Lundi 27 octobre : de mer en rivière

On est presque au but, et on n’a pas envie de tourner en rond, alors on prend notre temps et on visite. Ce soir ce sera la rivière de Santi Pietri, au sud de Cadix. Nous la remontons sur 2[JPG] Transat_2014_A_08 miles avec un courant conséquent. Le coucher de soleil est, cette fois encore, splendide. Curieusement, le vent a gagné sur le courant, et à la renverse, l'alarme d'ancre ne s'est pas déclenchée.

 

Mardi 28 Octobre : D'une rivière à l'autre

On dépasse Cadix pour aller jusqu'à Chipiona et remonter le Guadalquivir sur environ 12 miles. Le passage de la mer à la rivière a un effet d'apaisement incroyable. L'eau grise et boueuse serpente dans un delta plat comme la camargue, et nos sommes en Tshirt fin octobre... Pour le mouillage, nous choisissons un endroit ou la rivière est large, et surtout à l'écart du chenal. Nous nous endormons avec le détecteur radar allumé... bien nous en a pris... Entre 2h et 3h du matin il a sonné 2 fois pour des énormes cargos qui descendent de Séville.

 

Mercredi 29 Octobre : Un petit port d'Andalousie

[JPG] Transat_2014_A_09

En redescendant le Guadalquivir, on traîne un peu et on fait même une halte avant l'estuaire pourdéjeuner et sieste... Le soir, nous faisons halte à Chipiona, La place de l'église est charmante avec ses palmiers enlacésde bougainvilliers, et pour quelques euros, nous nous régalons de poissons frits, poulpes et autres spécialités.

 

Jeudi 30 Octobre : pêche et poissons

La veille au soir nous avions repéré une halle et un magasin d'articles de pêche. Nous voila donc repartis pour faire quelques emplettes. Au cas où on ne pêcherait rien, on s'approvisionne de crevettes et de 2 beaux bars, et on "pille" le magasin d'articles de pêche : 3 cannes, 3 moulinets, 1km de fil, 10 rapalats, ... A bord, on traîne un peu, du coup, il faut attendre 16h que la capitainerie ouvre pour récupérer notre caution. Le vent se lève ... fort et de face, on avait perdu l'habitude. On arrive de nuit au mouillage dans le fond de la baie de Cadix vers 22h. Imaginez donc à quel point les bars cuits au four avec juste un filet d'huile et 3 rondelles d’oignons furent boooooon.

 

Vendredi 31 octobre : le retour

Du mouillage, saut de puce jusqu'au port. Je saute à quai et file à la gare pour vérifier les horaires de train pour l'aéroport de Jerez (Xeres en Français), puis c'est la douche, le sac, le déjeuner, un dernier café avec l'équipage, et les embrassades chaleureuses avant de traverser la ville le dos chargé de mon sac et la tête chargée de bon moments passés à bord. J'arriverai à Lyon samedi 11h après une escale de nuit à Barcelone ou j'ai dormi 4 heures entre les banquettes du MacDo et le toboggan de l'espace enfants.

 

Pierre-Yves

 


 

 

Les préparatifs :

Pour la troisième fois, Grand Largue organise une traversée de l'atlantique. La première fois, c'était en 2004 avec Maosa, puis en 2010 avec Id'Horta, le bateau d'André.Le 11 octobre 2014, c'est encore Id'Horta qui quittera Port Saint Louis pour n'y revenir qu'en juillet 2015 après avoir passé l'hiver dans les Antilles.

Transat I D'Horta : De Port Saint-Louis à Cadix.

 

Samedi 11 Octobre : çà commence fort !

Le TGV arrive à Avignon avec 10 minutes de retard, et le bus pour Arles n’attend pas. Avec le jeu de l'autre correspondance, nous arrivons Catherine et moi su I d'Horta avec 4 heures de retard et 3 Km à pied.

Dimanche 12 Octobre : Pas question de partir

Le vent force 9-10 nous interdit toute tentative de départ, on termine l'inventaire, on range, on apprend à mieux se connaitre.

Lundi 13 Octobre : C'est parti

Un vent de 20 à 25 Nœuds nous porte et nous permet de prendre la direction de la frontière espagnole. Après quelques heures, les eaux grises portées par le Rhône font place à une eau bleu, mais çà ne dure pas, la nuit approche, l'eau noircit et le vent monte ... jusqu'à 35 nœuds. Cette mise en condition est musclée et pour certains, les quarts de nuit ont été difficile à prendre. Le vent baisse, et c'est au moteur que nous arrivons au lever du jour dans le port de Collioure, ou une demi-journée de repos nous attend.

Mardi 14 Octobre : Cap au sud

Nous partons pour une étape de 150 miles qui va nous mener  Majorque en une trentaine d'heure. Le vent s'amuse comme un fou, tantôt 25 nœuds, tantôt il nous oblige à faire parler le gasoil. Nous choisissons d'atterrir à Port Soller, une petite crique de la côte nord ou nous mouillons jeudi vers 1h du matin. Au réveil, nous voyons sortir un superbe 3 mâts de ce petit port, en plein soleil.

Jeudi 15 Octobre : On continue de tailler la route

Comme on ne sait jamais ce qui nous attend après, et que nous devons être à Cadix à une date fixée, on repart un peu avant midi, direction Ibiza avec entre 20 et 25 nœuds. Ce sera donc la 4ième navigation de nuit depuis notre départ, et nous n'avons toujours pas mis pied à terre. Le vent vient du sud-ouest, juste plein nez, nous faisons donc environ 2 fois la route directe, tantôt à la voile, tantôt en utilisant les services Volvo, mais nous en avons maintenant l'habitude. Nous restons en extase pendant plus d'une heure devant un coucher de soleil qui n'en finit pas de nous dispenser ses couleurs chaudes. Nous arrivons à Ibiza vendredi en début d'après midi, sous un ciel bleu, au calme, au port !!

On se pose, on mange un vrai repas, on se lave, on lave, on range, puis on part pour une petite visite de la colline et ses remparts. A la redescente, on fuit les restaus à touristes (on se croirait rue Mercière) et on trouve un bar local qui nous sert une sangria et ses tapas, un délice!

Samedi 18 octobre : Le lagon bleu

C'est au moteur que Guy nous emmène jusqu'au lagon de Frontera. Un véritable paradis (l'eau y est d'ailleurs d'une clarté céleste). Baignade pour rejoindre la plage de sable blanc. A l'apéro, des sars gros comme çà se jettent sur les peaux de saucisson. Après la sieste, on repart dans la pétole direction Carthagène. Nous y arriverons le lendemain soir et jetterons l'ancre dans l'anse El Portus à environ 5 miles à l'ouest. Même au mouillage, le vent reste fort dans la soirée, mais il faiblit dans la nuit.

Lundi 20 octobre : Atterrissage dans la nuit noire

Nous partons, en principe pour Almeria, mais retenons finalement de mouiller pour mieux dormir. L'atterrissage se fera dans la Cala San Pedro, dans une nuit noir (c'est la nouvelle lune). Tous les sens sont en éveil et les tous les instruments sont mis au service de cette manœuvre : sondeur et GPS principalement ! Au réveil, le rêve : cette crique n'est accessible que par la mer, elle ne comporte que 3 cabanes de pêcheur et un vieux fort en ruine. Il n'y a pas un souffle de vent, la baignade du matin s'impose.

Mardi 21 octobre : Gaudi...sneyland

Après une navigation tranquille pour rejoindre Almérimar (Marina d'Almeria) nous découvrons cette architecture pâtissière issue d'architectes inspirés sans doute autant par Disney que Gaudi. Sur un plan fonctionnel, et pour attirer le touriste, c'est bien organisé, mais visuellement, çà reste un peu lourdaud. On y fait un assez gros ravitaillement au supermarché, ou nous trouvons des tentacules de calmars (cuisinés en ragout) et crevettes (sautées à l'ail et gingembre) dont nous nous régalons.

Mercredi 22 octobre : bobôôôôô

Aïe aîe aîe, en quittant le quai, c'est l'accident : je suis à la barre mais l'aussière que je viens de larguer est entourée autour de l'anneau à quai et résiste, je tire, et elle vient trop vite. Boum la tête contre l'entrée du carré. Je me relève un peu sonné, et reprend la barre. Guy me dit que je saigne du crâne et prend la barre. Que fait-on : demi tour et toubib ou on roule ... je décide : même pas mal, on roule. Plus loin quand j'ai vu la photo de mon crâne (envoyée à Jojo pour diagnostic) je me dis que çà aurait sans doute mérité 5 ou 6 points, mais bon, Notre ami ex-coiffeur dégage les cheveux autour de la plaie. Sainte bétadine, priez pour moi dit la compresse, et nous voilà parti pour Benalmedina, la marina de Malaga ou nous arrivons le lendemain après l'habituel yoyo entre vent et moteur. Sur les conseils d'André, on ira faire visiter la plaie par centre de soin local. Ils ne feront pas de points, c'est trop tard, çà se fait au  maximum 6h après l'accident, mais la plaie est saine!

Jeudi 23 octobre : Direction le rocher

Pour varier les plaisir, on passe de la voile au diesel et réciproquement plusieurs fois. La mer commence à avoir des aspects bizarres, on dirait qu'il y a des bandes de vent et quand on y entre, il y a bien les vagues mais pas de vent. On s'approche donc des zones de conflit de courants liés à l'approche du détroit. Nous y arrivons à la tombée du jour, au milieu d'une vingtaine de bateaux qui attendent. Le rocher à contre jour nous présente sa casquette de nuage. Nous passons la pointe. L'appel des ports par VHF est infructueux, nous allons donc mouiller dans la zone espagnole. En passant dans l'axe de la piste un avion approche. Viiiiiiiiite un demi-tour, il est très bas !!! ... On mouille de nuit comme une dizaine d'autres, proche de la plage.

Samedi 25 octobre : Les singes

Le lendemain matin, des places de port côté Gibraltar se sont libérées, donc on en prend une. On monte à Pied ou avec la ficelle ?? : Ce sera la ficelle !!! En plus il y a le wifi dans la cabine :-):-):-) Catherine en profite pour faire un petit appel vidéo à son fils par Skype... une vraie geek ! D'en haut la  vue est belle et les singes sont nombreux. On redescend à pied. En dehors du caillou, Gibraltar, n'a véritablement aucun intérêt !

Dimanche 26 octobre : le détroit sous spi

Qui a dit que le détroit était difficile à passer ??? C’est pas nous, c'est pas nous !!! Comme une lettre à la poste, grand largue sous spi avec le courant :-):-):-). Quand le vent est monté, on a quand même affalé les 100m2 et déroulé le génois. Quel bonheur ... A gauche l'Afrique, à droite l'Europe, en plus on change d'océan, les embruns sont de moins en moins salés. Un petit mouillage déjeuner et on file vers le port de Barbate, juste au dessous de Trafalgar. Après avoir navigué assez vite, on approche du but et on raccourcit les étapes. En buvant notre bière au bar, on passe notre temps a s'auto gifler pour lutter contre la nuée de moustiques.

Lundi 27 octobre

On est presque au but, et on n’a pas envie de tourner en rond, alors on prend notre temps et on visite. Ce soir ce sera la rivière de Santi Pietri, au sud de Cadix. Nous la remontons sur 2 miles avec un courant conséquent. Le coucher de soleil est, cette fois encore, splendide. Curieusement, le vent a gagné sur le courant, et à la renverse, l'alarme d'ancre ne s'est pas déclenchée.

Mardi 28 Octobre

On dépasse Cadix pour aller jusqu'à Chipiona et remonter le Guadalquivir sur environ 12 miles. Le passage de la mer à la rivière a un effet d'apaisement incroyable. L'eau grise et boueuse serpente dans un delta plat comme la camargue, et nos sommes en Tshirt fin octobre... Pour le mouillage, nous choisissons un endroit ou la rivière est large, et surtout à l'écart du chenal. Nous nous endormons avec le détecteur radar allumé... bien nous en a pris... Entre 2h et 3h du matin il a sonné 2 fois pour des énormes cargos qui descendent de Séville.

Mercredi 29 Octobre

En redescendant le Guadalquivir, on traîne un peu et on fait même une halte avant l'estuaire pour déjeuner et sieste... Le soir, nous faisons halte à Chipiona, La place de l'église est charmante avec ses palmiers enlacés de bougainvilliers, et pour quelques euros, nous nous régalons de poissons frits, poulpes et autres spécialités.

Jeudi 30 Octobre

La veille au soir nous avions repéré une halle et un magasin d'articles de pêche. Nous voila donc repartis pour faire quelques emplettes. Au cas où on ne pêcherait rien, on s'approvisionne de crevettes et de 2 beaux bars, et on "pille" le magasin d'articles de pêche : 3 cannes, 3 moulinets, 1km de fil, 10 rapalats, ...

A bord, on traîne un peu, du coup, il faut attendre 16 que la capitainerie ouvre pour récupérer notre caution. Le vent se lève ... fort et de face, on avait perdu l'habitude. On arrive de nuit au mouillage dans le fond de la baie de Cadix vers 22h. Imaginez donc à quel point les bars cuits au four avec juste un filet d'huile et 3 rondelles d’oignons furent boooooon.

Vendredi 31 octobre

Du mouillage, saut de puce jusqu'au port. Je saute à quai et file à la gare pour vérifier les horaires de train pour l'aéroport de Jerez (Xeres en Français), puis c'est la douche, le sac, le déjeuner, un dernier café avec l'équipage, et les embrassades chaleureuses avant de traverser la ville le dos chargé de mon sac et la tête chargée de bon moments passés à bord. J'arriverai à Lyon samedi 11h après une escale de nuit à Barcelone ou j'ai dormi 4 heures dans le toboggan de l'espace enfants.

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